09/12/2016

LIFESTYLE | NO FRIENDS NO PROBLEMS



La première fois que je suis tombée sur ce slogan "No friends, no problems", je devais avoir 13 ou 14 ans. C'était en plein pendant les embrouilles à la con du collège, où les gens parlent dans ton dos, tes amies te vendent, tu pardonnes non sans avoir changé 50 fois ton pseudo sur MSN pour bien faire comprendre à tout le monde que t'étais en embrouille et que t'en avais ras le cul... Mais petit à petit "No friends, no problems" est vraiment devenu une réalité. Aujourd'hui, c'est quasiment devenu l'histoire de ma vie. Chaque année, je coupe les ponts avec quelqu'un que je trouve toxique. Voici les profils sur lesquels je suis tombée:

Le/la pote qui a juste besoin d'avoir un fan club

Ouais, vous verrez leur profil sont très spéciaux. Je pense que cette personne a juste ouvert la vanne et si aujourd'hui plein de gens disparaissent de ma vie c'est à cause/grâce à elle. On était coincé dans une relation étrange où elle était sur un piédestal, tout le monde l'admirait et se chahutait pour être plus proche d'elle. Ca l'amusait de nous voir batailler pour elle, parfois elle nous montait les uns contre les autres. Et quand on s'éloignait d'elle, elle faisait tout pour nous ramener à la raison. Son emprise était telle qu'on lui pardonnait toutes les horreurs. Jusqu'au coup de poignard de trop. Ca fait comme un électrochoc mais là on se dit "wow, elle est allée beaucoup trop loin." Et on réalise toutes les fois où elle a fait la même chose et qu'on a bêtement laisser couler. Ces espèces de pervers narcissiques là, il faut absolument les éviter comme la peste. Cette affaire a duré un an et demi et clairement presque 10 ans plus tard, je m'en souviens encore comme si c'était hier.



Le/la pote en quête d'ascension sociale

En gros c'est la personne qui te voit comme un carnet d'adresse, un entremetteur, un maillon de la chaîne qui mène au Graal. Au début c'est mignon et innocent, après ça t'évince et te fait passer pour le grand méchant loup. Comme tous les gens intéressés, il est bon de ne pas copiner avec eux.


Le/la pote en compétition avec toi

C'est une situation qui malheureusement se produit souvent et il y a un moment où il faut savoir dire stop. J'ai été longtemps dans un groupe où après coup, je me suis rendue compte que ce qui nous unissait c'était d'être en compétition les unes contre les autres. On était très amies, très soudées au début. On avait des personnalités différentes mais quelque part on se complétait. J'avais l'impression d'avoir trouver ma place, l'illusion d'être heureuse au sein de ma bande. Puis un jour, l'une d'entre nous a un peu prise le dessus et inconsciemment une compétition s'est mise en place: elle se battait pour maintenir son statut et nous on jouait des coudes pour l'impressionner. C'est très ridicule, on est d'accord. On se félicitait de nos réussites mais souvent pour faire bonne figure. C'était à qui-mieux-mieux. Ce n'est qu'en sortant de ce groupe (qui a un peu implosé après mon départ en grande pompe) que je me suis rendue compte de l'équilibre bancal sur lequel il reposait et à quel point nos relations étaient une fois de plus toxique.


Le/la pote qui essaie de te remplacer

Il y a toujours un pote que tu présentes à ton groupe d'amis et qui va petit à petit essayer de te piquer ta place. Tu ne t'en rends pas forcément compte jusqu'au jour où c'est cette personne qui t'invite en soirée chez tes propres amis (sympa de leur part aussi), jusqu'au jour où délibérément cette personne "oublie" de te convier quelque part, jusqu'au jour où cette personne te lance un "tu te souviens quand... ah merde, déso t'étais pas là" et regarde ton visage se décomposer, jusqu'au jour où cette personne appelle tes amis par les surnoms que tu leur as donné, jusqu'au jour où cette personne tente un coup de poker et essaie de te rabaisser devant tes amis. Allé, NEXT.


La pote qui choppe ton "mec"

Pas besoin de développer.

Bien sûr, certaines personnes peuvent regrouper plusieurs profils sinon c'est pas drôle.



On dirait bien que j'avais un penchant pour les relations malsaines il fût un temps. Puis l'histoire s'est répétée tellement de fois que je me suis habituée à littéralement couper les ponts avec des gens que je considérais comme des amis. C'est devenue une telle habitude que mes amies qui ont été à mes côtés pendant toutes ces années ont peur qu'un jour, elles subissent le même sort. Et j'ai été assez honnête pour leur dire que j'étais tellement bornée que si gros coup de pute il y a, cela pourrait se produire. J'en suis arrivée - comme beaucoup - à un point dans ma vie où je n'ai plus le temps à perdre avec des gens faux, aussi bien en amitié que professionnellement. T'as merdé, tu dégages sans autre forme de procès. Grâce à ça, aujourd'hui j'ai appris à apprécier ma propre compagnie (et celle de mon ordinateur et d'Internet) et à évaluer à sa juste valeur ma relation avec mes meilleures amis et les électrons libres qui gravitent autour. J'ai conscience que ma façon de réagir peut être très radicale, brutale et parfois méchante mais je fais ça avant tout pour me protéger de problèmes inutiles - j'en ai déjà bien assez - et pour avoir la vie la plus paisible possible. Je sais aussi qu'un jour j'ai coupé de ma vie quelqu'un qui a un assez grand coeur pour avoir pardonné cette erreur monumentale des années plus tard. Ma technique est donc à utiliser avec précaution mais bon, merdez pas trop avec moi.

Armelle De Oliveira

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Your notes are keeping this blog alive ! Thank you !